Comment repérer et traiter l’humidité dans les murs d’une maison ?

Comment repérer et traiter l’humidité dans les murs d’une maison ?

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L’humidité est l’un des problèmes les plus fréquents dans l’habitat, mais aussi l’un des plus insidieux. Elle s’infiltre doucement, parfois sans bruit, et s’installe durablement dans les murs, provoquant dégradations matérielles, inconfort thermique et parfois même des problèmes de santé. Une maison touchée par l’humidité n’est pas simplement une maison “un peu humide” : c’est souvent le signe d’un déséquilibre profond, qu’il soit structurel, climatique ou lié à un défaut d’entretien. L’objectif de cette page d’intention est de comprendre comment détecter la présence d’humidité dans les murs, d’en identifier les causes possibles et de connaître les bonnes pratiques pour y remédier efficacement, que l’on soit locataire, propriétaire ou en pleine rénovation.

Conseil n°1 : Apprendre à reconnaître les signes visibles (et invisibles) d’un mur humide

La première étape dans la lutte contre l’humidité consiste à savoir l’identifier. Et pour cela, il faut apprendre à lire les indices que la maison vous donne. Il arrive que l’humidité se manifeste de manière très visible, par exemple à travers des taches sombres sur les murs, une peinture qui s’écaille ou un papier peint qui se décolle. Mais parfois, les signes sont plus discrets : une odeur persistante, une sensation de froid dans une pièce pourtant bien chauffée, ou un taux d’hygrométrie anormalement élevé détecté avec un simple appareil. D’autres indices peuvent apparaître au fil du temps, comme des moisissures dans les angles, des auréoles sur les plinthes, ou encore une poussière noire qui s’accumule au niveau des joints de fenêtres. Tous ces éléments ne sont pas anodins. Ils traduisent un excès d’eau dans les parois du bâtiment, qui peut provenir aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur. Ignorer ces signaux revient à laisser l’humidité s’installer, rendant par la suite les traitements plus longs, plus complexes et souvent plus coûteux.

image d'un début d'humidité sur un mur

Conseil n°2 : Comprendre l’origine de l’humidité pour ne pas traiter les symptômes à la place du problème

Toutes les humidités ne se ressemblent pas, et c’est une erreur fréquente de croire qu’une seule solution conviendra à tous les cas. L’humidité peut être ascensionnelle, lorsqu’elle remonte du sol par capillarité dans les murs ; elle peut aussi venir d’une infiltration latérale, à cause d’une fissure dans la façade, ou encore être liée à une mauvaise ventilation intérieure. Dans les logements anciens, sans barrière étanche à la base des murs, les remontées capillaires sont fréquentes. À l’inverse, dans les constructions modernes trop hermétiques, c’est souvent la condensation qui est en cause, surtout dans les pièces humides comme la salle de bains ou la cuisine. Une fuite d’eau non repérée, même minime, peut aussi engendrer des dégâts considérables sur le long terme. C’est pourquoi il est essentiel de poser le bon diagnostic. Avant d’appliquer un enduit, de repeindre ou d’aérer davantage, il faut savoir d’où vient réellement l’humidité. Faire appel à un professionnel spécialisé permet souvent de gagner du temps et d’éviter les erreurs de traitement. Car soigner les effets sans s’attaquer à la cause revient à repousser le problème… jusqu’à sa prochaine réapparition.

Humidité sur une vitre

Conseil n°3 : Ne jamais sous-estimer l’impact de l’humidité sur la santé et la structure du bâtiment

L’humidité n’est pas seulement une question de confort. Elle peut avoir des conséquences très concrètes sur la santé des habitants et sur la solidité du bâtiment. Vivre dans un logement humide augmente le risque de développer des troubles respiratoires, des allergies, voire de l’asthme, surtout chez les enfants et les personnes âgées. Les spores de moisissures, invisibles à l’œil nu, se diffusent dans l’air et s’infiltrent dans les voies respiratoires. L’air humide est aussi plus difficile à chauffer, ce qui pousse souvent à augmenter la température de la maison, avec pour effet des factures d’énergie plus élevées. Du côté du bâtiment, l’humidité affaiblit les matériaux, fragilise les murs porteurs, et dégrade les plâtres, les enduits, et parfois même les fondations si le problème persiste trop longtemps. Ce n’est donc pas un simple défaut esthétique : l’humidité mine le logement à petit feu. Attendre ou se contenter de solutions temporaires, comme des absorbeurs d’humidité ou des peintures dites “anti-humidité”, ne fait que ralentir une dégradation inévitable si elle n’est pas traitée à la source.

Installation d'une vmc

Conseil n°4 : Mettre en place un traitement adapté et durable, puis prévenir les récidives

Une fois le bon diagnostic posé, il est temps d’agir de manière ciblée. Si les murs souffrent de remontées capillaires, un traitement par injection de résine hydrofuge dans la base du mur peut stopper l’ascension de l’eau. En cas d’infiltration latérale, il peut être nécessaire de reprendre l’enduit extérieur, de colmater une fissure ou de poser une membrane étanche. Si l’humidité provient de la condensation, la solution passe par l’amélioration de la ventilation : cela peut aller d’une simple aération régulière à l’installation d’une VMC performante, voire hygroréglable, qui adapte son fonctionnement au taux d’humidité. L’important est que le traitement soit durable, conçu en fonction du type d’humidité et non d’après une solution générique. Une fois le problème traité, il reste essentiel de surveiller l’évolution dans le temps. L’humidité est parfois tenace et peut revenir si les habitudes de vie ou les conditions du bâtiment ne sont pas modifiées. Une maison bien ventilée, chauffée de manière homogène, régulièrement entretenue, limite for

Conclusion

L’humidité dans les murs n’est jamais à prendre à la légère. Derrière des signes parfois discrets, elle cache des déséquilibres structurels, énergétiques ou d’usage qu’il faut comprendre et corriger. Une approche rigoureuse, basée sur l’observation, le diagnostic et l’action ciblée, est la seule manière efficace de lutter contre ce phénomène. Préserver la santé de sa maison, c’est aussi préserver la santé de ceux qui y vivent. Une intervention à temps, un traitement adapté et un entretien continu sont les clés d’un habitat sain et durable.

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